Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 11:35

Les socialistes refusent de voter la règle d'or budgétaire proposée par Nicolas Sarkozy, au seul motif que c’est une proposition formulée par le Président de la République.

 

La France n’a pas voté un seul budget en équilibre depuis 1975, et la crise grecque vient nous rappeler la menace que représente un accroissement incontrôlé de la dette publique. C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy a adressé une lettre à tous les parlementaires les invitant à se rassembler, au-delà des clivages, pour trouver une solution commune au problème de la dette.

 

En refusant de saisir cette main tendue, les socialistes fuient leurs responsabilités et s’empêtrent dans de graves contradictions. On comprend mal comment Martine Aubry et François Hollande peuvent expliquer dans la presse que la dette est une priorité tout en s’opposant à la règle d’or budgétaire qui constituerait pourtant un garde-fou efficace pour maîtriser nos comptes publics à l’avenir.

 

Le PS tente de défendre sa position en expliquant n’avoir aucune leçon de vertu budgétaire à recevoir de la part de la droite alors que la dette a augmenté depuis 2007.

 

Certes la dette a progressé, mais pour une raison que le PS se garde bien de mentionner : la France et le monde ont été frappés en 2008 par une crise économique sans précédent depuis 1929.  Et si la France ne connaît pas le même sort que la Grèce, c’est parce que la dette publique n’a progressé que de 28% en France, contre 66,5% pour l’Espagne ou encore 80% pour le Royaume-Uni.

 

En revanche imaginons un seul instant dans quel état serait notre pays si le PS avait été au pouvoir au plus fort de la crise. En 2008, Martine Aubry criait sur tous les toits qu’il fallait suivre le modèle espagnol : « Ce que nous demandons, c'est ce que Jose-Luis Zapatero a annoncé en Espagne : une relance du pouvoir d'achat ». Un manque de vision qui nous aurait sans doute placés dans une situation comparable à celle de l’Espagne aujourd’hui : 9,24% de déficit, 21,29% de chômage et un pays au bord de l’implosion sociale !

 

Le PS nous explique aussi que lorsqu’il était au pouvoir, il a toujours été un parangon de vertu budgétaire. Encore une fois, le PS prend des libertés avec l’histoire. Souvenons-nous des choix du gouvernement Jospin en matière de discipline budgétaire. Au début des années 2000, la France connaît une période de croissance historique qui permet à l’Etat de dégager un excédent fiscal de 80 milliards de francs. Mais au lieu d’affecter ce surplus à la réduction du déficit, la gauche l’a utilisé pour financer les 35 heures, mesure qui pèse depuis 10 ans sur la compétitivité française…

 

J'en conclus donc que le PS ne s’oppose pas à la règle d’or pour des raisons valables mais plutôt parce qu’il lui est impossible de tenir ses folles promesses (retour de la retraite à 60 ans, 300 000 emplois jeunes, augmentation du budget de la culture de 50%...) sans augmenter la dette.

 

Soyons un peu responsable : La règle d’or n’est ni de droite, ni de gauche, il faut la voter pour préserver l’intérêt général et l'avenir de nos enfants.

 

Par Patoupartage - Publié dans : politique, société, actualité
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